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Cuisine familiale

Vendredi 8 février 2008
Je dois cette recette à mon beau-frère-préféré  et je l'en remercie vivement.  Il paraît qu'il existe autant de risottoS que de cuisiniers,! Celle-ci est en tout cas, délicieuse! Merci Régis! Je promets une photo de ma première tentative, dès que possible.  Et sans la clé USB de préférence...

Ingrédients :
- 1/2 à 1 céleri, rave ou, s'il n'y en a pas au marché, du céleri branche
- 6 ou 7 bonnes carottes
- 200 g de boeuf par pers., rond de gîte ou autre morceau selon les conseils de ton boucher, idéalement à faire découper en tranches d'1 cm par ledit boucher, puis en petits cubes - si c'est pas pour le jour même, ou si le boucher est moyennement bien luné, s'arrêter aux tranches!
- 2 ou 3 oignons de Mulhouse - gros ognons jaunes, je ne sais pas leur nom authentique, c'est comme ça qu'ils les appellent en Angleterre!
- 2 ou 3 échalottes
- du riz complet, idéalement bio, cuisson longue - plus de 20 mn ou mieux, à l'ancienne : 40 mn -, très difficile à trouver par les temps qui courent, sinon un autre riz longue cuisson, rouge ou autre
- 1 gde boîte de tomates pelées nature
- 1 boîte de champigons de Paris ou 300 g de champignons frais
- 1 piment de cayenne ou 2, ou pas, selon la résistance des estomacs
- un bouquet garni, selon l'inspiration du jour : herbes de Provence, persil, thym, romarin, 1 feuille de laurier - 2 maxi, ça tue tout! -, origan, éventuellement 1 ou 2 clous de girofle, ne pas hésiter à innover : du basilic, une clé USB...
- emmenthal rapé plus parmesan
- une bouteille de vin rouge capiteux
• Préparation :
- hacher les oignons et les échalottes, les faire revenir avec une noix de beurre
- découper le céleri en cubes d'1/2 cm, idem pour les carottes, jeter le tout dans la casserole au fur et à mesure
- se servir un verre de vin, l'apprécier lentement
- finir le découpage de la viande en petits cubes - selon la viande ça peut être franchement hardu : se donner du courage en se servant un autre verre de vin - et faire revenir dans la casserole avec le reste, compléter avec les herbes et épices
- se servir un autre verre de vin, l'apprécier à sa juste valeur - ne pas recracher!
- touiller la viande, lorsqu'elle est bien revenue, ajouter les tomates pelées avec le jus et les champignons, saler
- laisser mijoter environ une demi-heure
- pendant ce temps, entamer la cuisson du riz dans une autre casserole, en quantité suffisante
- envoyer son aide à la cave ou à l'épicerie chercher une autre boutanche de vin rouge capiteux, histoire de pouvoir servir qqch à boire aux convives
- se servir un petit verre de vin et, au choix, préparer la table, lire les nouvelles, faire un sudoku, consulter ses courriels ou abattre un chapitre de thèse...
- une fois le riz cuit, le mélanger avec le reste de la préparation avant de servir
- pour l'emmenthal et le parmesan, on peut soit le mélanger à ce moment-là, soit le déposer sur la table...
- ne pas oublier de prendre un dernier verre de vin, histoire de ne pas laisser traîner une bouteille aux trois-quarts vide, ça fait mauvaise impression! et en proposer un à l'aide qui remonte de la cave ou de l'épicerie... - d'ailleurs, on se demande ce qu'il a bien pu faire pendant tout ce temps étant donné que l'épicerie est dans l'immeuble d'en face et la cave glaciale!



Par Touriya
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Mardi 12 mai 2009
L'été arrive et les mets les plus légers sont appréciés:grillades, salades composées, gaspachos en tous genres, verrines, terrines, et si cela rime avec régime, tant mieux pour nos maillots qui ne continueront pas à croupir au fond des tiroirs...

Donc, voici un plat que l'on peut préparer à l'avance et le réchauffer à la dernière minute. Et si l'on veut impressionner quelqu'un, on préparera ce mets dans un récipient en poterie (voir photo) que l'on peut même mettre sur le gaz à condition, toutefois, d'isoler à l'aide d'une plaque. En plus d'être bon et digeste, ce plat est rapide à préparer: 10' de préparation (mais je suis une rapide!), et 15 à 20 ' de cuisson.


Ce petit tagine non émaillé est valable pour deux à trois personnes. Acheté à Sidi Bousaïd, en Tunisie.
Ingrédients:
Une queue de lotte d'un kilo environ
Deux tomates coupées en rondelles et épépinées
Un citron confit ou frais (vert)
Une botte de coriandre et de persil mélangés
2 c.à s. de paprika
Quleques pistils de safran marocain (de préférence)
Un demi-verre d'huile d'olive
Quelques olives violettes pour la décoration
Deux gousses d'ail dégermées et écrasées
Un oignon jaune
Sel poivre


Préparation:
Mettre l'huile, l'oignon émincé, l'ail écrasé et laisser cuire doucement jusqu'à ce que l'oignon devienne translucide.

Mélanger les épices, les herbes coupées ou ciselées, une cuillère à soupe d'huile d'olive et le jus d'un demi citron ou le citron confit coupé en lamelles. Enduire les morceaux de poisson dans ce mélange et laisser mariner.
Ajouter aux oignons qui cuisaient dans le tagine quelques rondelles de tomate pour tapisser le récipient.
Ajouter enfin les morceaux de poissons et couvrir avec deux ou trois rondelles de tomates. Cuire 15 à 20 minutes. Pas plus.
Servir dans le tagine accompagné d'un riz basmati.
Voyez le résultat:



Oups! j'avais parlé d'olives violettes, ici elles sont noires: je ne devais plus en avoir dans ma réserve!



Par Touriya
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Mardi 12 mai 2009
Les cornes de gazelle, tout le monde pense savoir ce que c'est, tout le monde y a goûté un jour ou l'autre, cela fait partie de cette cuisine qui s'exporte bien... Pourtant, les vraies cornes de gazelle, les légères au poids,  fondantes à coeur, craquantes à la surface, légérement parfumées à l'eau de rose mais à peine, surtout pas à la canelle qui masquerait trop l'amande... Ces cornes-là, c'est au Maroc qu'on peut les déguster! Ne me parlez pas de ces boudins farineux, dégoulinant de sucre glace et au goût de carton, beurk! Je vous parle des cornes de gazelle, pas de sabots d'âne!
Vous ne trouverez pas les vraies cornes de gazelle dans les épiceries Halal de Brahimalimentaion, ni chez le traiteur arabe bien sympathique de Barbès ou du premier quartier arabe venu... ni même chez moi, j'apprends toujours à les faire, je n'ai pas réussi à trouver The Recette!
Et c'est pour cela que je ne donnerai pas de recette ici, je mettrai juste la vidéo de nos tentaives rigolottes et peu réussies (mais on s'en tamponne le coquillard) à ma nièce préférée et à ma pomme! Expérience Work in progress qui vous donnera encore plus la mesure de cette simplicité qui se dérobe de la gazelle, enfin de sa corne!
A suivre!

Par Touriya
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Vendredi 10 juillet 2009

Une copine française d'origine belge résidant en Egypte (non, non, elle n'aime pas les complications, qui a dit ça?) m'a demandé ce qu'on pouvait faire d'un paquet de pruneaux qui s'est retrouvé par hasard dans son frigo de femme rebelle à la cuisine élaborée (entendre par là, celle qui demande plus de dix minutes d'investissement). Je lui aurais bien conseillé de es manger tout cru, comme il m'arrive de le faire, en cachette, quand je suis furieusement en manque de sucre, mais elle a parlé de "tagine", le gros mot pour une rétive à la manipulation des casseroles. J’ai bien tenté de lui vendre les recettes simplissimes de pruneaux farcis au roquefort ou au foie gras, à utiliser en amuse-bouche (ou amuse-gueule, ça dépend du degré d’aperture) ou encore la recette du lapin désossé farci aux pruneaux et au roquefort, rien à faire : pas de sauce! Madame veut un plat en sauce ! je me demande bien qui est l’heureux cobaye qui servira de goûteur à la belle…

Donc, pour ne pas avoir mort d’homme par intoxication sur la conscience, j’ai décidé de rompre mon silence virtuel et de livrer la vieille recette de ma mère : le fameux tagine aux pruneaux. Comme il se doit. La photo suivra peut-être un jour. Je ne me sens vraiment pas le courage de tenter l’expérience en travaux pratiques.

Ingrédients (pour six, huit, dix  personnes, le secret de la cuisine marocaine c’est son extensibilité, il suffit de doubler les proportions de pain et de sauce !)

Un kilo de veau,

500 g de pruneaux

Une poignée d’amandes mondées et grillées ou frites (facultatif)

Une c. à s. de sésame

Deux oignons à sauce (jaunes ou blancs)

Un bouquet de coriandre

Une pincée de ras el hanout (curry marocain) : facultatif aussi.

Une pincée de pistil de safran marocain.

Une c.à c. de gingembre moulu

Deux gousses d’ail écrasées

Un demi verre à thé d’huile d’olive

Une grande cuillerée de miel

Poivre, sel,

 

Comment procéder ?

Faire rissoler la viande dans une matière grasse, de l’huile d’olive de préférence. Ajouter les oignons émincés puis l’ail écrasé. Quand l’ensemble prend une légère couleur blonde, ajouter un grand verre d’eau, voire deux, les épices, le bouquet de coriandre ficelé. Laisser mijoter à petit feu pendant ¾ d’heure. Il faut arrêter le feu dès que la viande est fondante, la sauce devient normalement onctueuse.

Pendant ce temps, tremper les pruneaux dans du thé chaud pour les faire gonfler après les avoir dénoyautés. Les farcir avec les amandes et le tremper dans la cuillerée de miel. Portez l’ensemble à chauffer dans une poêle juste au moment de servir. Faire chauffer la cocotte où se trouve la viande. Dresser l’ensemble dans un tagine en terre cuite, décorer des pruneaux farcis aux amandes, ajouter un peu de sauce, puis saupoudrer une petite poignée de graine de sésame. Le tour est joué.

Par Touriya
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